Communiqué de presse

Non M. Attal, les travailleurs n’ont pas demandé à travailler le 1er mai !

montreuilPublié le 07/04/2026

Sous couvert d’un discours lissé et mensonger, M. Attal, président du groupe Renaissance et instigateur de la proposition de loi examinée le 10 avril, prétend parler au nom des fleuristes et des salariés des boulangeries. Il affirme qu’ils voudraient travailler coûte que coûte ce jour-là. C’est faux.

S’il se souciait réellement de ces travailleurs, qui réclament avant tout des salaires dignes et des conditions de travail respectueuses, ou s’il avait lui-même connu ces réalités, son discours serait tout autre. Mais ce n’est manifestement pas sa priorité.

Rappelons, puisqu’il le faut, que Gabriel Attal n’a jamais connu le monde du travail autrement que depuis les bancs du pouvoir. Le travail, la précarité, les fins de mois sous tension : pour lui, ce sont des notions abstraites, étudiées à distance, jamais vécues. Mais cela ne l’empêche pas, avec une assurance remarquable, de venir expliquer à ceux qui les subissent au quotidien ce qu’ils devraient vouloir.

Ce qui l’intéresse lui, c’est de permettre à des grands groupes et à des chaines de pouvoir faire travailler les salariés le 1er mai. Car il ne s’agit pas des artisans qui ne sont concernés ni par le prétendu volontariat ni par la majoration, ils seraient même les premiers dommages collatéraux de cette ignoble proposition de loi.

Personne n’est dupe. Ni les artisans, ni les salariés, dont beaucoup travaillent déjà ce jour-là. Derrière cette manoeuvre, une réalité : remettre en cause le 1er mai, c’est faire sauter un verrou historique. C’est ouvrir la voie au démantèlement de toutes les protections collectives.

Alors pour empêcher cette érosion sociale, la fédération appelle l’ensemble des travailleurs du commerce et des services à se mobiliser massivement le 10 avril 2026 : débrayages, grèves, actions visibles partout sur le territoire.

Ce n’est pas seulement le 1er mai qui est attaqué. C’est l’ensemble du monde du travail.

Pour nos salaires, nos emplois nos conditions de travail, soyons toutes et tous en grève le 10 avril et visibles devant tous les lieux de rassemblement CGT à travers le pays.

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